God's Youth

c. 2008
 

Le mal : d'où vient-il ? Pourquoi est-il partout ?
 
Qu'est-ce que le mal ? Quelle est l'origine du mal ? Y a t-il un remède au mal ?... Questions aux croyants  : Que fait Dieu ?
            
 
Qu'est-ce que le mal ?


Question difficile. Le terme revêt tellement de sens (mal physique, moral...), ou plus exactement nous l'appelons tellement différemment selon les cultures, les époques, les idéologies. En Inde, on ne parle pas de mal mais de souffrance et l'on dit qu'elle fait partie intégrante du monde. On ne peut rien y faire, rien y changer. Misère, famine, maladies et inégalités perdurent depuis des siècles parce que la croyance fige littéralement les esprits et les volontés. Toujours en Orient, un autre courant prône l'équilibre entre les énergies, dans un monde d'illusions. Le mal, ou plutôt l'énergie négative, doit être canalisée et transformée en énergie positive. Il faut apprendre à ne pas se laisser perturber par les souffrances. Cette attitude donne une certaine sérénité, très en vogue chez les occidentaux, mais est totalement centrée sur soi (ça tombe bien, notre société est individualiste) : écoute de l'autre, compassion, soins, dons, ne sont pas des caractéristiques de vie recherchées.

En Occident, l'on nous dit qu'il faut y voir des problèmes, et que ceux-ci sont d'origine sociale, ou politique, ou économique. Le terrorisme ? C'est la faute à l'injustice nord-sud. À voir. Tous les habitants des pays peu développés ne sont pas des terroristes. La violence dans les écoles ? La faute à la télé, aux jeux vidéos ? Sûrement, mais pas seulement. La souffrance, la maladie ? Patientez : la science et la médecine vont définitivement nous en débarrasser sous peu. Le jour vient, où, grâce au progrès et à son intelligence, l'homme offrira le bonheur à tous ! En réalité, chez nous, personne n'ose appeler un chat un chat : la cupidité ou l'orgueil, la haine ou la lâcheté, le vol ou le mensonge, les disputes ou l'exclusion... pourquoi ne pas appeler cela le mal, tout simplement ?

Le mal, c'est-à-dire, non pas ce qui me gêne ou empêche mon épanouissement, contrecarre ma volonté, mais ce qui porte atteinte à l'autre, à son bien-être, à sa liberté, à sa dignité. Ce mal qui est aussi ne pas venir en aide à l'autre, ne pas l'accepter, ne pas lui faire du bien quand on en a la capacité. Car ne pas faire le bien quand on le peut, c'est aussi faire le mal, nous dit l'apôtre Jacques (Epître de Jacques ch.4 v. 17). "Le mal c'est porter atteinte à l'humanité. Il est en nous chaque fois que nous nous préférons à tout le reste" dit le philosophe André Comte-Sponville. C'est exactement la définition du mal que donne la Bible : « vous savez que les chefs des nations les tyrannisent et que les grands les asservissent. Il n'en sera pas de même au milieu de vous. Quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur... c'est ainsi que le Fils de l'homme (Jésus) est venu, non pour être servi, mais pour servir » (Evangile de Matthieu ch. 20 v. 25-28). « Ayez le mal en horreur, attachez vous fortement au bien... soyez plein d'affection les uns envers les autres... exercez l'hospitalité... bénissez ceux qui vous persécutent... réjouissez vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent... n'aspirez pas à ce qui est élevé... » (Epître de Paul aux Romains, ch. 12).

D'où vient le mal ?

Si la définition du mal peut paraître difficile, son origine pose encore plus de problème.

Le mal vient-il de la société, c'est-à-dire est-il extérieur à nous ? Mais c'est nous qui faisons la société. Nous pourrions l'éradiquer, s'il était sollicitation de l'extérieur. Vient-il alors d'instincts, de pulsions, comme pour les animaux (après tout, la souffrance existe aussi dans la nature et l'homme ne serait qu'un animal parmi d'autres) ? Mais les bêtes sont innocentes : un animal peut faire mal (un prédateur qui tue), mais il ne fera jamais le mal. Le mal émane-t-il enfin de nos désirs illusoires et vains, que nous devrions donc chercher à éteindre pour atteindre le repos absolu ? Mais en faisant cela, nous éteignons la vie : le désir d'aimer, de vivre, de se réjouir, de faire plaisir.

C'est là le drame du mal, cette réalité que nous voulons occulter tant elle est mystérieuse et choquante : c'est que le mal est en nous et il est propre à l'homme. C'est qu'il est choisi en tant que tel par notre volonté. Délibérément, consciemment ou pas, nous seuls choisissons ce qui n'est pas bien, ce qui blesse, attriste, entraîne l'autre dans des situations qui lui sont néfastes. Cette tare que nous ne voulons pas nommer, que nous plaquons sur l'autre ou qui nous ronge de remords et de culpabilité, ce mal, il faut bien nous l'avouer, est en chacun de nous. Nous, même nous qui n'avons jamais pensé au pire, avons en nous la capacité du violeur, du meurtrier, du tortionnaire, du traître. Vous en doutez ? Regardez l'histoire : il en faut tellement peu pour réveiller ce mal en chacun, alors même qu'on se croyait « civilisé ». Une insécurité, une menace, des idées toutes faites, la certitude d'avoir raison, une meilleure situation à acquérir, et nous voilà menteurs, voleurs, lâches... Voudriez-vous que toutes vos pensées défilent comme un film sur la place publique ? Moi non.
 
 
Humainement, c'est la conclusion à laquelle nous pouvons donc tous arriver, sur laquelle en tout cas beaucoup de philosophes sont d'accord. Mais que faire alors ? Et pourquoi est-ce ainsi ? Lorsqu'on y songe, c'est horrible. Nous sommes comme coincés dans cette situation, bloqués dans une impasse. Nul espoir à avoir quant à une utopique amélioration de la société ou du genre humain dans l'avenir : l'arme fractale remplacera le pistolet, qui a remplacé l'arbalète, qui avait remplacé la fronde. Mais où voyons-nous un changement d'attitude ? Ils sont nombreux ceux qui nous exhortent au bien et nous disent de renoncer au mal. Ce sont de bonnes et louables idées. Mais qui y arrive ? Vous ? Moi ? Non, en réalité personne.

Dans l'Histoire, un seul homme a non seulement osé expliquer cet état, mais a aussi proposé un remède. Cet homme, c'est Jésus. Saviez-vous que personne d'autre n'a donné de réponse ni de solution au problème du mal ? « C'est du coeur que viennent les mauvaises pensées... » a-t-il dit bien avant tous 1. Jésus va encore plus loin dans sa révélation : « Quiconque se livre au péché, est esclave du péché... » 2. Le péché : c'est comme cela que la Bible appelle le mal qui est en nous ; un vieux mot que certains trouvent désuet et obsolète. Pourtant la réalité du mal est toujours là, quelque nom qu'on lui donne.

Et ce mal nous domine, impose sa volonté à nos actes, à nos paroles, dit Jésus. Nous n'en sommes pas maîtres, sans quoi cela ferait belle lurette que l'homme se serait amélioré par lui-même. Aviez-vous déjà pensé à cela ? Intéressant non ? Mais alors pourquoi est-ce ainsi et quelle solution y a-t-il  ?

La réponse de Jésus au problème du mal

Le mal vient d'une rupture d'avec Dieu, nous dit la Bible. Dieu est pur, sans ombre de mal en lui (on dit qu'il est « saint »). Jésus, le Fils de Dieu venu sur terre pour manifester le Père, est pur lui aussi : « Jésus a paru pour ôter les péchés et il n'y a pas en lui de péché » 3. Le bien, l'amour, la paix, la joie que nous recherchons tous sont en Dieu. Mais de même que si j'occulte une lampe, je crée l'obscurité, de même, en vivant sans Dieu, en établissant mes propres normes pour ma vie et celle des autres, je crée le mal en moi. L'amour de Dieu, le bien, ne peuvent m'éclairer, me guider. À la place, le mal habite mon coeur et mes pensées.

Jésus nous enjoint de renoncer au mal et de faire le bien, mais il a ceci de différent des philosophes ou des penseurs orientaux, c'est qu'il nous dit que si nous croyons y arriver par nous-mêmes, nous nous leurrons : « sans moi vous ne pouvez rien faire » 4. Pourquoi ? Parce que seul Dieu a le pouvoir, la capacité de vaincre le mal en nous et de nous en délivrer. Qui d'autre le pourrait ? Quelqu'un peut-il maîtriser celui qui le contrôle totalement ? Il a besoin de l'intervention d'un tiers libérateur. Ainsi Jésus nous dit : « si le Fils (Jésus) vous affranchit, vous serez réellement libres » 5.

Cette libération, c'est le pardon. Seul le pardon peut vaincre le mal : « Père, pardonne leur car ils ne savent pas ce qu'ils font » s'est exclamé Jésus en mourant sur la croix 6. C'est tout le sens de sa venue, c'est tout l'amour de Dieu pour chacun(e) d'entre nous que Jésus exprime là. Dieu a envoyé son Fils en sacrifice pour solutionner tous nos problèmes, parce qu'il s'est attaqué directement à leur racine : le mal en nous. Ce n'est donc qu'en venant à Dieu par Jésus, en reconnaissant nos fautes, en lui demandant pardon, et en lui confiant la direction de nos vies (afin que nos paroles et nos actes procèdent de son amour et ne soient pas inspirés par le mal en nous), que nous pouvons espérer changer, nous améliorer, éviter de faire le mal, et aimer vraiment ceux qui nous entourent.

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Je connais mes brebis, et elles me connaissent,
comme le Père me connaît et comme je connais le Père; et je donne ma vie pour mes brebis.
Jean 10: 14 - 15
Après cela, je répandrai mon esprit sur toute chair; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos vieillards auront des songes, Et vos jeunes gens des visions.
Même sur les serviteurs et sur les servantes, Dans ces jours-là, je répandrai mon esprit.
Joël 2: 28 - 29
Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.
Apocalypse 3: 20
Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; Et nous l'avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié.
Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.
Esaïe 53: 4 - 5
 
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